 Dans son allocution depuis la Maison-Blanche, le président a confirmé mardi soir qu'à partir de mercredi, les 50 000 soldats américains qui restent en Irak ne participeront plus à des opérations de combat. Leur mission se limitera essentiellement à aider et à former l'armée irakienne, avant leur retrait définitif, fin 2011. Dans son discours, le président Obama a salué la mémoire des soldats morts au combat et le sacrifice consenti par leurs familles. Le président a insisté sur le fait que les États-Unis devaient à présent s'investir sur le « front intérieur » et « reconstruire la nation, ici à la maison », une allusion à la situation économique précaire du pays. Barack Obama a dit avoir confiance en les forces de sécurité irakiennes. La violence ne s'estompera pas avec le retrait américain, convient-il, mais il croit « qu'éventuellement, les insurgés seront défaits ». Le président a par ailleurs soutenu que l'Afghanistan, où les troupes américaines sont engagées par dizaines de milliers, devra aussi se diriger éventuellement vers la même transition que celle qui a cours en Irak. « Cette transition doit avoir lieu », a-t-il insisté. Au cours de son allocution, Barack Obama a fait allusion à son entretien, plus tôt dans la journée, avec son prédécesseur George W. Bush, qui avait donné l'ordre aux forces américaines d'envahir l'Irak en 2003. Il n'a toutefois pas révélé la teneur de leur échange. Barack Obama avait promis de mettre fin à la guerre en Irak tout au long de la course à l'investiture qui l'opposait à Hillary Clinton, puis lors de sa campagne électorale face à John McCain en 2008. L'invasion de l'Irak, en mars 2003 devait débarrasser le monde de Saddam Hussein et de ses armes de destructions massives, promettait le George W. Bush. La chute du régime irakien a bien eu lieu et Saddam Hussein a été capturé puis exécuté, mais les armes de destructions massives, elles, se sont avérées inexistantes. En 7 ans et demi, 1 million de soldats américains ont été déployés en Irak. 4400 d'entre eux ont été tués, 32 000 autres ont été blessés, et plus de 106 000 civils irakiens sont morts. Quatre Israéliens ont été abattus mardi, en Cisjordanie, moins de deux jours avant la reprise officielle des pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens. Un porte-parole de la police, Mickey Rosenfeld, a indiqué qu'une voiture, dans laquelle se trouvaient deux hommes et deux femmes, a essuyé le feu d'un autre véhicule sur la route reliant la colonie juive Kiryat Arba et le village palestinien de Bani Naim, près de la ville d'Hebron. L'une des victimes était enceinte. Il s'agit du premier incident mortel impliquant des Israéliens depuis le 14 juin dernier. La branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a revendiqué l'attaque dans un communiqué. Plus tôt, la direction politique du Hamas s'était déjà ouvertement « réjouie de l'attaque, qu'elle interprète « comme une réponse naturelle au crime de l'occupation ». Le premier ministre israélien a promis de poursuivre « sans aucune restriction diplomatique » les assaillants et dit voir dans cet événement la preuve qu'il ne fait faire « aucun compromis » dans les discussions de paix lorsqu'il s'agit de sa sécurité.
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